31. mars 2026

Brain Gym : Quand le mouvement du corps libère l’esprit (et le dos !)

Vous est-il déjà arrivé de vous sentir lourd, comme si la gravité avait doublé sur notre bonne vieille Terre ? Moi, oui. Et c’est précisément pour cela que j’ai eu envie de vous parler aujourd’hui du Brain Gym (ou “Gymnastique du Cerveau”). Ce n’est pas un/du sport, c’est un véritable dialogue entre le corps et l’esprit. Je vous raconte…

D’où ça vient ? Une histoire de pédagogie et de neuroscience

Le Brain Gym est né dans les années 1970 grâce à Paul Dennison, un professeur américain passionné par l’apprentissage. À l’époque, il cherchait comment aider les enfants en difficulté de lecture et de concentration. Plutôt que de rester assis à réciter des leçons, il a eu une idée géniale : faire bouger le corps pour réveiller le cerveau.

En s’appuyant sur les principes de la kinésiologie (l’étude du mouvement), il a créé une série de 26 mouvements simples. L’idée est de coordonner les hémisphères gauche et droit du cerveau, de lever les blocages liés au stress, et de rétablir une circulation fluide de l’énergie dans le corps. Aujourd’hui, cette approche est utilisée bien au-delà des salles de classe, notamment dans le monde du bien-être et de l’accompagnement personnel.

À quoi ça sert ? Le bien-être par le mouvement

Le Brain Gym, c’est un peu comme une clé qui ouvre les verrous. Il ne s’agit pas de faire des abdos ou de courir un marathon. Il s’agit de désactiver le mode “survie” dans lequel notre corps reste souvent bloqué.

Pratiquement, cela sert à :

  • Relâcher les tensions physiques (épaules, nuque, dos) liées au stress.
  • Retrouver de la clarté mentale quand on a la tête dans le brouillard.
  • Apaiser les émotions qui restent coincées dans le corps (angoisses, irritabilité).
  • Améliorer la concentration et la coordination.

Ce que j’aime par-dessus tout, c’est que si une émotion n’a pas pu être exprimée, elle se logera quelque part dans notre orps et que les mouvements du Brain Gym permettent de lui offrir une porte de sortie.

Quels types de mouvement ? Accessible à tous

Pas besoin d’être un athlète ! La condition physique pour pratiquer le Brain Gym se résume à une seule chose : être capable de bouger en douceur. Les mouvements sont lents, conscients, et souvent très ludiques.

Voici deux exemples classiques que j’aime proposer :

  1. Le “Boutonnage du cerveau” : Une main sur le nombril, et l’autre qui masse la clavicule, et vice versa. Quelques secondes. Cela aide à recentrer l’attention et à calmer l’agitation intérieure.
  2. Le “Lézard” : Allongé ou debout, on lève une jambe et le bras opposé, comme un lézard qui marche. Ce mouvement traverse la ligne médiane du corps. Il est incroyablement efficace pour reconnecter les deux hémisphères et libérer les tensions du bas du dos.

Il n’y a pas de compétition. Il s’agit d’écouter son corps, d’aller à son rythme, et de ressentir.

L’intégration dans la boîte à outils du kinésiologue

En tant que professionnelle, j’utilise le Brain Gym comme un outil. La kinésiologie, avec le test musculaire, me permet de dialoguer avec le corps et d’identifier où se situe le déséquilibre (stress, allergie, blocage émotionnel). Le Brain Gym devient alors le “correcteur” tout en douceur.

C’est l’outil parfait pour :

  • Préparer la séance : On fait quelques mouvements pour “déverrouiller” le corps et le rendre réceptif.
  • Ancrer le changement : Après avoir libéré un stress avec une technique plus spécifique, on fait un mouvement de Brain Gym pour que le corps intègre durablement ce nouveau calme.
  • Donner des “devoirs” à la maison : Je propose souvent à mes clients des mouvements simples à refaire chez eux, pour qu’ils restent acteurs de leur bien-être.

C’est une approche douce, non-invasive, et ô combien respectueuse de l’intelligence du corps.

Une expérience qui m’a marquée

Je me souviendrai toujours de ces dimanches matins où j’organisais des séances collectives. L’ambiance était douce, lumineuse. Lors de la toute premiere séance, il y avait un couple d’une cinquantaine d’années. Ils étaient adorables. Le monsieur était physiquement raide comme un piquet. 😉 Il souffrait d’une douleur chronique au dos depuis 15 ans. Il avait tout essayé, rien n’y faisait. Il vivait avec sa douleur.

Nous avons fait une séance d’environ 20 minutes, très simple. Des mouvements de torsion douce, des étirements croisés… Rien de spectaculaire en apparence. A la fin de la séance tout  le monde était très satisfait et se sentait mieux, plus détendu, plus serein.

Une heure plus tard, sa femme m’appelle. Elle était bouleversée. En rentrant, son mari avait fondu en larmes. Pas des petites larmes discrètes, non. Il a pleuré à grosses larmes pendant 20 minutes, sans savoir pourquoi. Il n’arrivait pas à expliquer ce qui lui arrivait. Mais à la fin de ce flot de larmes, il s’est relevé, s’est étiré… et la douleur de dos qui l’handicapait depuis 15 ans avait complètement disparu.

Ce jour-là, j’ai eu la preuve que la libération du corps était lié avec une libération mentale et émotionnelle.  Le corps garde la mémoire de nos épreuves. Parfois, il n’a pas besoin de mots ni d’analyse. Il a juste besoin qu’on lui donne l’autorisation de bouger, qu’on lui offre un espace sûr pour que l’émotion coincée puisse enfin sortir.

Cette libération émotionnelle par le mouvement, c’est tout le pouvoir du Brain Gym.

Pour conclure

Que vous soyez stressé(e), fatigué(e), ou que vous sentiez que votre corps “coince” sans raison apparente, je vous invite à tester ces mouvements. Pas besoin de comprendre avec votre tête. Laissez votre corps faire le chemin.

Le Brain Gym, c’est la promesse d’un dialogue plus doux avec vous-même. C’est se rappeler que pour aller mieux, parfois, il suffit de… bouger.

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